13 octobre 2008

dichotomie, sporadique et poulet

guillaume_depardieu

Alors bon Guillaume Depardieu est mort... trop rien à vous dire là dessus juste que je l'aimais bien et surtout qu'il était trop jeune (comme beaucoup) et qu'il a eu une vie pourrie...

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Sinon hier j'ai vu ma magnifique NSP d'amour avec qui j'ai été voir quelque chose de sublime qui me fesait très envie j'ai nommé Edward aux mains d'argents ^^

Article du Monde :

Transformer un phénomène terrifiant en objet de féerie, d'invention et même de sensualité reste la réussite épatante d'Edward aux mains d'argent, film de Tim Burton (1991) adapté pour la scène par le chorégraphe britannique Matthew Bourne. A l'affiche du Théâtre du Châtelet, à Paris, jusqu'au 2 novembre, l'histoire de ce jeune homme "mal fini" par son créateur, avec ses mains-ciseaux énormes qui lui coupent le visage, mais sculptent aussi des arbustes en un tour de lame, est un régal d'émotions contradictoires.

Matthew Bourne, l'homme du fameux Swan Lake (Le Monde du 21 novembre 2005), uniquement dansé par des hommes-cygnes, en rêvait. Tim Burton, le compositeur Danny Elfman et la scénariste Caroline Thompson ont donné leur accord à son adaptation et ont même accepté que Bourne ajoute une scène. Six ans après les premières négociations, Edward aux mains d'argent a été créé à Londres en 2005. Le spectacle est maintenant de passage à Paris, avec Matthew Malthouse qui s'impose dans le rôle d'Edward jusqu'à faire presque oublier Johnny Depp, si éblouissant à l'écran, en gentil Frankenstein paumé dans une banlieue américaine.

Que reste-t-il donc sur scène de ce conte d'horreur gothique transplanté dans un quartier résidentiel peuplé de gens prêts à tout pour ne pas s'ennuyer ? L'essentiel, à condition de ne pas chipoter sur les dialogues des commères du coin, les détails visuels piquants. Moins sociologique dans sa critique de la banlieue que Burton, qui en fait un de ses motifs, le propos de Bourne se concentre sur la différence terrible d'Edward, sa souffrance, son statut de phénomène de foire avant sa chute.

Découpée en séquences fortes, sans aucun texte, la version de Bourne s'appuie d'abord sur la musique du film signée Danny Elfman. Singulièrement cinématographique dans ses décors stylisés, ses tableaux rapides montés cut, elle invente un nouveau genre de spectacle musical aussi parlant qu'un film muet.

Ce paradoxe tient le coup grâce aux partis pris chorégraphiques de Matthew Bourne. Pas de grande danse néoclassique ou contemporaine, mais beaucoup de pantomime. Ciselée, elle fait passer le sens de l'action avec une efficacité visuelle et rythmique de dessin animé. Caricaturaux, les personnages de la périphérie américaine sont croqués si franchement, si joyeusement aussi, qu'ils nous font craquer.

Fan de Fred Astaire et de Ginger Rogers depuis l'enfance, Bourne signe aussi des numéros jazzy très swing, des scènes de bal et de fiesta rock aux jambes délurées. La précision des danseurs-acteurs, très expressifs, emballe l'affaire avec un abattage jubilatoire et ce brin de distance théâtrale dont personne n'est dupe.

Le talent de Bourne ne réside pas dans son style, mais dans sa façon unique de coller à son sujet pour en traduire l'essence au plus juste. Lorsque Edward se mêle de danser avec ses grosses mains coupantes, il le fait pour de bon, avec coups de hanche, ronds de bras et sauts de biche, jusqu'à faire oublier son "handicap".

Si Edward "ne peut pas toucher l'autre" au sens propre, le personnage bouleverse par sa capacité à renverser la vapeur. Devenu sculpteur topiaire (ah ! quelle merveille qu'une coupe de buisson en direct), coiffeur pour chiens et pour ces dames, brochettes pour barbecue, il semble incarner la notion de résilience, cette capacité à surmonter un traumatisme, avec une magie qui serre le coeur et déclenche le rire.

Entre l'horreur, la peur et l'émerveillement, la singularité de Tim Burton réside dans une alchimie rare de cruauté et de bienveillance, de désespoir et d'optimisme.

Sauf que, pour Edward, la lâcheté méchante des hommes finit par l'emporter. Trois ans après son passage à Paris avec Swan Lake, présenté au Théâtre Mogador pour le dixième anniversaire de sa création (il était temps !), Matthew Bourne accomplit un nouveau tour de force.

Dommage qu'on ne voie pas plus souvent ce chorégraphe dont l'intelligence émotionnelle fourbit des spectacles si frissonnants.


Edward aux mains d'argent,

chorégraphié par Matthew Bourne. Théâtre du Châtelet, place du Châtelet, Paris-Ier.

Mo Châtelet. Jusqu'au 2 novembre. 20 heures. Tél. : 01-40-28-28-40. De 10 € à 90 € sauf vendredi et samedi de 10 € à 105 €.

( Rosita Boisseau )

p

Par ailleurs j'ai offert ce tableau de Muse à mon amoureuse durant cette journée

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Sans_titregoo

Sinon niveau cours finalement la FAC ça le fait ^^ et puis au passage j'ai acheté ça ( bon ok le dico du Moyen Age je l'ai pas pris QUE pour les cours mais chuuuuuuut )

fdh

Mes parents m'ont offert ceci aussi ^^ je vous le conseille vraiment je rigole bien il est génial :)

Posté par Graou Myrdhin à 20:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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